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Communiqué de presse - votation de 14. juin 2015

Lamboing, le 27 mai 2015  

Quatre fois NON

Les délégués de l’Union Démocratique Fédérale (UDF) ont décidé des mots d’ordre suivants, pour les objets mis en votation le 14 juin 2015 :

NON à l’Arrêté fédéral concernant la modification de l’article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique dans le domaine humain.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI), à la base de cette modification de la constitution, nous pousse vers un contrôle de qualité, vers une sélection entre la vie digne et la vie indigne. Des êtres humains décident du droit de vivre des enfants à naître. Une suite directe du DPI est le refus de plus en plus marqué de vies handicapées, et la destruction de milliers d’embryons en excédent. Le DPI ne peut garantir d’enfant sain, et le surnombre des cellules fructifiées comme leur évacuation, congélation ou destruction est inacceptable. Les délégués refusent cette modification de loi.

NON à l’initiative sur les bourses d’études» qui préconisait d’unifier les bourses d’études à niveau national, y compris leur montant.

Les délégués refusent une centralisation fédérale, car les bourses sont octroyées et gérées par les cantons. Evitons les doublons administratifs. Le dépôt de l’initiative était nécessaire, mais le contre-projet du Gouvernement, appliqué en cas de refus de l’initiative, est la meilleure solution. Pour ces raisons, l’UDF a décidé de la refuser.                                                       

NON à l’initiative fédérale « Imposer les successions » qui entend assainir l’AVS par le biais d’une imposition des successions.

Cette imposition fédérale reviendrait à une centralisation qui sacrifie toute autonomie cantonale.  De surcroît, pendant 10 ans, aucune succession d’entreprises familiales ne pourra être réglée définitivement. Comme il est impossible de déterminer équitablement la valeur courante d’un objet immobilier, les exceptions stipulées par l’initiative engendreraient des tanières fiscales et de nombreux recours juridiques. Au niveau financier, l’initiative démotiverait les  épargnants. Les délégués ont ressenti comme une injustice, cette troisième imposition du même argent (1e sur le gain, 2e sur le capital), et ont refusé cette initiative.  

NON à la modification de la loi sur la radio-télévision.

Par cette modification de loi, la redevance « Billag » serait mutée en un impôt obligatoire qui pourrait être augmenté sans en référer au parlement. En comparaison internationale, la redevance actuelle est déjà bien élevée. Les citoyens payeraient obligatoirement la redevance à la maison, mais les entreprises seraient aussi taxées. Or au travail ou à la maison, le citoyen ne peut qu’écouter. Les entrés pour la SSR doubleraient pratiquement, tandis que les chaînes privées ne verraient presque rien de cette aubaine. Les délégués refusent les modifications de cette loi imparfaite.

 

Union Démocratique Fédérale du Jura bernois

Marc Früh, Lamboing

La votation de 14.06.2015

  1. Diagnostic préimplantatoire. Modification de la Constitution et de la loi sur la procréation médicalement assistée
  2. Initiative populaire sur les bourses d'études et révision totale de la loi sur les contributions à la formation
  3. Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale). Initiative populaire
  4. Loi sur la radio et la télévision. Modification

Non aux êtres humains sur commande

Si la modification de la loi sur le diagnostic préimplantatoire (DPI) devait passer le 14 juin 2015, une nouvelle loi sur la fécondation et la procréation serait rédigée.

 

Cette nouvelle loi permettrait la sélection des embryons. Elle pourrait conduire à la suppression des embryons imparfaits et donc entraîner la mort de tous les enfants à naître porteurs de maladies comme la trisomie 21. Cette sélection ressemble étrangement aux lois allemandes entre 1939- 1945 sur la morale de la vie et «la vie indigne d’être vécue». L’UDF s’oppose à la modifcation constitutionnelle soumise en votation en juin pour plusieurs raisons.

 

Premièrement, la sélection d’une vie et le jugement de cette vie «indigne» n’est pas du ressort de l’être humain.

 

Deuxièmement, même avec cette loi, des enfants «sains» pourraient être sacrifiés.

 

Enfin, tous les êtres vivants sont des miracles, des cadeaux de Dieu qui doivent être acceptés et défendus.

 

L’évêque allemand Clemens- August von Galen (1878-1946) avait déclaré à propos des exterminations des nazis : «C’est une doctrine effrayante que celle qui cherche à justifier le meurtre d’innocents, qui autorise l’extermination de ceux qui ne sont plus capables de travailler, les infi rmes, de ceux qui ont sombré dans la sénilité... N’a-t-on le droit de vivre qu’aussi longtemps que nous sommes productifs ? La vie est digne d’être vécue dans toutes les situations, la vie est sacrée.»

 

Marco Giglio | impulsion No 3 | Juin 2015

 

DPI: questions d’une maman...

Quelle est la mère la plus heureuse: celle qui essuie des échecs et qui subit de nombreux examens, durs pour le moral et pour la santé, ou celle qui accepte son enfant , même s’il devait naître avec un risque de maladie? C’est vrai, chaque maladie est différente et leurs conséquences aussi.

 

Mais la perspective du diagnostic préimplantatoire (DPI) peut susciter de nombreuses et légitimes question s pour une femme désireuse d’enfants en bonne santé: est-il bien naturel de fabriquer des embryons par le prélèvement de six ovules ou plus et l’injection de hautes doses d’hormones pour accélérer la fécondation? Que se passera-t-il avec les embryons après la durée de conservation légale de dix ans? quelles maladies vont être jugées acceptables et lesquelles vont condamner un embryon ? Qui porte la responsabilité éthique de cette sélection? Et si une anomalie n’était tout de même pas détectée, comment vais-je être en mesure d’accueillir cet enfant? Dans ce processus pourquoi ne pas choisir dans la foulée le sexe de l’enfant parmi d’autres caractéristiques identifiées? Que vont penser mes autres enfants lorsqu’ils apprendront qu’il y a eu sélection?

 

Dans le Psaume 139 le roi David disait : «Dieu tu me connais quand je n’étais qu’une masse informe, sur ton Livre était tout inscrit (patrimoine génétique) ». Faire confiance malgré les risques, n’est-ce en fin de compte pas préférable à courir après l’impossible risque zéro ?

 

Sylvie Ruffieux | impulsion No. 3 | juin 2015

Les successions ne doivent pas être taxées pour financer l’AVS

Impulsion | An 24 | No 1 | Février 2015

Le 14 juin, les Suisses devront se prononcer sur une initiative conjointe du PS et du PEV. Le projet de l’AVS vise à assainir les caisses de l’AVS par le biais d’une imposition des successions, afin d’éviter une réduction des rentes ou une hausse de l’âge de la retraite. Elle envisage de ménager la classe moyenne, les PME et les entreprises familiales par des clauses d’exception. Des montants exonérés seront stipulés, sans être fixes.

Pourtant, cette imposition fédérale revient à une centralisation qui sacrifie toute autonomie cantonale. De surcroît, pendant dix ans, aucune succession d’entreprise familiale ne pourra être réglée définitivement. En outre, par les temps qui courent, il est impossible de déterminer équitablement la valeur courante d’un objet immobilier. Les exceptions stipulées par l’initiative engendreraient des tanières fiscales de rêve. Enfin, au niveau financier, l’initiative donnerait le coup de grâce à la structure familiale. Les délégués de l’UDF jugent cette nouvelle imposition -une troisième après celle sur le revenu et sur le revenu du capital- injuste. La rémunération du travail, le revenu et la fortune, l’épargne ou les biens sont en effet déjà taxés. Et si l’initiative était acceptée par le Peuple suisse, ces mêmes biens le seraient une nouvelle fois.

Successions taxées, trop risqué

Lancée par le Parti Evangélique et les socialistes, l’initiative entend introduire un impôt sur les successions et les donations, imposées par les cantons.

 

Le taux d’imposition exigé correspondrait à 20% du capital hérité ou donné. Les deux tiers du produit iraient à la caisse fédérale de l’AVS, tandis que le dernier tiers parviendrait aux cantons. Des donations jusqu’à 20 000.- francs par personne et par an, ainsi que des héritages en dessous de deux millions de francs échapperaient à cette nouvelle imposition.

Publicité mensongère

Les promoteurs de l’initiative prétendent qu’elle ne toucherait que très peu de personnes, mais que, par contre, la majorité de la population en profi terait. Pourtant, tout considéré dans le détail, la «justice sociale» promue par cette initiative frise la publicité mensongère.

Lourdes conséquences pour les familles et l’Etat

La discussion politique actuelle au sujet de la redéfi nition du mariage et de la famille est inquiétante et bien éloignée des plans de notre Dieu Créateur. Pour le bon fonctionnement de cette initiative, la structure économique familiale serait éliminée d’emblée, avec le seul motif (fi nancier) de renfl ouer la caisse AVS avec de l’argent «facile». Par contre, les initiateurs refusent de considérer que la plupart des héritages, consistant surtout en valeurs immobilières ou en biens, devraient être vendus ou hypothéqués, pour pouvoir régler cet impôt.

Les entreprises pénalisées aussi

Chaque franc payé aux impôts est un franc de moins dans la caisse de l’entreprise - un franc qui doit être gagné avant qu’il puisse être déboursé! Est-il nécessaire de rappeler que seules les entreprises saines peuvent donner du travail aux collaborateurs, former des apprentis et payer des contributions à l’AVS ?

 

Plus de 90% de nos places de travail suisses n’existent que grâce aux PME. Si nous considérons le prix des équipements techniques ainsi que les prix suisses des locaux, bien des places de travail valent nettement plus que les deux millions prévus par l’initiative. Un capital acquis le plus souvent par une collaboration et un engagement familial, suite à de nombreuses années de sacrifi ces et d’efforts considérables.

 

Dans le contexte économique actuel très tendu, de nombreuses PME luttent pour la survie. Ce nouvel impôt successoral menacerait leur pérennité, à chaque transfert générationnel.

L’inévitable

Si cette initiative devait passer, toute personne aisée ayant un minimum de responsabilités se rendrait très certainement chez un conseiller fi nancier ou une fi duciaire pour trouver comment échapper à ce nouvel impôt : une aubaine pour les avocats comme pour toute la branche des fi nances.

 

Sans même considérer la dévaluation forcée de l’euro qui pèse sur les emplois et les salaires en Suisse, nos délégués ont refusé cette initiative avec un NON presque unanime.

 

Walter Muller| impulsion No. 3 | juin 2015

 

 

Non à la Loi sur la radio et la télévision

Articles de journaux et message du Conseil fédéral se basent de nombreuses fois sur la réduction de la redevance de CHF 462.- à  400.- en cas d’acceptation. Susucre pour accepter une nouvelle loi remplie de pièges ? Que la redevance soit payée par les citoyens qui en usent est normal. Tous les foyers y sont assujettis, cela est logique. Mais quel est le chef d’entreprise qui engage des employés pour écouter des émissions ? Et de toute façon, chaque employé a payé la concession privée, qu’il soit dans la voiture, au travail, à l’hôpital ! Pourquoi payer à double ?

 

La SSR veut-elle améliorer ses prestations, informer de manière équitable ? Absolument pas ! Pour preuve une décision de l’Autorité Indépendante d’examen en matière de plainte radio-télévision (AIEP). Face aux plaignants qui avaient déposé plainte contre une émission à sens unique, d’un avis contraire à la majorité des Conseillers nationaux, et en opposition à la majorité de la population suisse qui avait tranché par les urnes, la réponse de l’AIEP est claire : « Aucune loi n’a été enfreinte, … la télévision doit être courageuse, … elle doit proposer un regard innovateur, même celui d’une minorité ! » Même celui de groupes maffieux, car l’art. 17 al.1 de la Constitution fédérale (CST.RS 101) garantit la liberté de la radio et de la télévision de réaliser des émissions et de les traiter comme elle entend!

 

Avec autant de liberté, la redevance télévisuelle doit rester un service public dont on peut se passer, que l’on peut accepter ou ignorer. Avec la nouvelle loi, chaque citoyen est obligé de payer. Cela devient un impôt auquel il est impossible d’échapper, même si l’on ne regarde pas les émissions.

 

Je voterai NON à la nouvelle LRTV, je ne veux pas d’une télévision nationale, payée par mes impôts pour réaliser de la propagande de milieu obscur, opposée à la majorité des citoyens, qui détruisent la jeunesse de ce pays. Je ne me laisserai pas acheter par CHF 62.- La réflexion libre et la liberté de penser ont bien plus de valeur, non!

 

A bon entendeur salut

Marc Früh, Lamboing; 10.06.2015

Sujets fédéraux

L'assemblée de délégués de l'UDF du canton de Berne a déterminé

les mêmes paroles.

non

Diagnostic préimplantatoire. Modification de la Constitution et de la loi sur la procréation médicalement assistée

 

Non au DPI, la campagne

NON

Initiative populaire sur les bourses d'études et révision totale de la loi sur les contributions à la formation

NON

Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale). Initiative populaire

NON

Loi sur la radio et la télévision. Modification

Sujets Cantonaux

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